lyon Nathalie Perrin-Gilbert appelle à l'union de la gauche et des écolos pour les élections municipales

Une seule liste de gauche et écologiste serait-elle possible pour mener la bataille des municipales à Lyon en 2020 ? A un an de l’échéance, NPG, candidate déclarée, veut y croire.

« L’idée, ce n’est pas de dire tous derrière NPG ou derrière “Lyon en commun, Je ne veux rien cannibaliser. Non. L’idée, c’est plutôt d’essayer de co-construire ensemble. »

Nathalie Perrin-Gilbert, lance un appel aux « forces de gauche et écologistes ». Alors que la maire du 1er arrondissement s’est déjà alliée avec son Groupe de réflexion et d’actions métropolitaines (Gram) à la France Insoumise pour mener la bataille des municipales en 2020, elle veut désormais dialoguer avec les militants politiques, collectifs, associations, citoyens de gauche et écolos.

Rendez-vous, dit-elle, le 22 juin, à l’espace jean Couty pour une nouvelle journée de débat et d’échanges, placée sous le thème » Le droit à la ville ». Logement, mobilité, ségrégation sociale, services publics, urgence climatique, urbanisation, démocratie… présents pourront à croiser leur vision », « dialoguer sur ce qui les réunit et réussir à en sortir avec des propositions communes. ».

Aux élections européennes, la gauche et les écolos représentent 40 % des voix.

L’objectif affiché est clair : réussir à faire progresser les forces de gauche qui ont envie de travailler ensemble. » Il faut dire que sur le papier, la carte mériterait d’être jouée. Au lendemain des élections européennes, les résultats additionnés de tous les partis de gauche en présence représentent 40 % des suffrages exprimés à Lyon. Evidemment Europe Écologie les Verts représentent plus de la moitié, les autres groupes de la France insoumise au PS, même si elles sont éparpillées, se partagent le reste. Scrutin de premier tour, abstention somme toute conséquente… NPG veut y croire. « La gauche ne s’est pas écroulée, dit-elle. La gauche ne doit pas être cornérisée à Lyon. Il en va de la responsabilité de la gauche à exister sinon on risque un glissement à droite comme en Italie. 2020, c’est le moment ou jamais de faire éclore la ville afin qu’elle ne soit plus tenue par des habitudes de pouvoirs et de réseaux car Lyon n’est pas une ville conservatrice, comme on pouvait l’entendre ces dernières années. Ce n’est plus vrai.  D’où la nécessité, dès maintenant de se poser la question. Comment fait-on pour gagner Lyon ? Comment fait-on pour faire entrer la ville dans une phase écologique et sociale ? »

Restera la question de la tête de liste.

S’il est possible que les participants trouvent, en sortant un positionnement commun, une base sur laquelle avancer, le fait est que les idées ne font pas tout… Restera encore la question de la faisabilité de constituer une liste unique, politique et citoyenne sans étiquette ni de parti, ni d’appareil (mais soutenue par tel ou tel groupe). Restera aussi la question de la tête de liste… « Je me sens légitime, au moins à me représenter », affirme Nathalie Perrin-Gilbert qui n’exclut pas la possibilité d’une « votation » pour désigner le meilleur candidat. C’est une chose sur laquelle elle pourrait transiger ? Il y en a d’autres, pas. NPG est ferme : « Pas question de retomber sur des accords politiques avant même d’avoir aborder le fond. »

 

Tatiana Vazquez – Le Progrès