Anneau des Sciences Perrin Gilbert veut stopper les études

Ce lundi lors du conseil de la métropole, la maire du 1er arrondissement a demandé à la métropole de Lyon de ne plus financer d’études sur la réalisation de l’Anneau des Sciences et a affiché son opposition stricte à la réalisation de ce projet.

Le débat sur le Plan Climat Énergie Territorial a été l’occasion pour David Kimelfeld et Gérard Collomb de réaffirmer ce lundi leur volonté de réaliser le bouclage du périphérique. De l’autre côté, Nathalie Perrin Gilbert (Gram) a demandé de mettre fin aux études préalables lancées par la métropole depuis 20 ans sur le sujet.

30 millions d’euros d’études durant le plan de mandat

“Monsieur le président de la métropole, vous nous avez d’abord dit ce matin que sur l’Anneau des Sciences “vous vous posiez des questions”. Le problème est que ces questions nous coûtent des dizaines et des dizaines de millions d’euros, études après études, sondages après sondages”, a-t-elle déclaré. L’élue de gauche fait ici référence aux 5,9 millions d’euros pour “des études, les sondages géologiques et la mise en place du dispositif de dialogue et de concertation”, inscrits dans le budget 2019 et votés en janvier. “Un montant qui vient s’ajouter aux 12,7 millions d’euros d’études préalables déjà dépensés sur les près de 30 millions prévus lors de ce mandat”, notait à l’époque Pierre Hémon, élu EELV de la majorité.

David Kimelfeld a malgré tout était moins affirmatif que Gérard Collomb concernant le bouclage du périphérique lyonnais. Quand le maire de Lyon a assuré que la réalisation de l’Anneau des sciences “était actée”, le président de la métropole a lui appelé “à repenser le projet” en l’articulant avec les nouveaux modes de mobilités et notamment “le covoiturage”, et “des transports en commun”. “Vous noyez le poisson”, lui a répondu Nathalie Perrin-Gilbert. “Et à force de noyer le poisson, nous voyons où nous en sommes : notre métropole ne connaît plus des pics de pollution, mais des périodes-plateaux de plus en plus longues de pollution, et peu à peu les situations exceptionnelles deviennent la norme et les habitantes et habitants sont de plus en plus souvent et durablement exposés”, a-t-elle ajouté.

“Pas un ultimatum, mais un cri d’alarme”

“Enfin Monsieur le président, vous nous avez dit que vous refusiez de répondre à ce que vous considérez être “un ultimatum” car, selon vous, sur le sujet de l’Anneau des Sciences “on ne peut pas être : soit pour, soit contre”. Je pense tout d’abord que vous vous trompez : il ne s’agit pas d’un ultimatum, mais d’un cri d’alarme, tout autant qu’un cri d’espoir. Quant au fait d’être “ni pour ni contre”, je ne suis pas d’accord avec vous : je pense au contraire qu’il faut savoir prendre position et décider”, a poursuivi la maire du 1er arrondissement qui refuse que soit financée une nouvelle infrastructure routière dans l’agglomération. “Nous savons que toute nouvelle infrastructure routière entraîne du trafic automobile et va donc à l’inverse de ce qu’il faut faire”, a-t-elle conclu.

Les débats sur ce projet routier vont se poursuivre dans les mois à venir. Le président de la métropole va lancer des Assises de la mobilité qui seront intégrées à la concertation sur le plan Climat-air-énergie territorial. Elles débuteront au printemps.

Source : Lyon Capitale