Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er (Gram), et son adjoint Elliott Aubin (France Insoumise) ont lancé ce lundi leur mouvement de gauche Lyon en commun”. « Avec l’espoir de remporter cette ville en 2020. »

Nathalie Perrin-Gilbert (Gram) qui part en campagne municipale avec la France Insoumise, c’est tout sauf une surprise. La maire du 1er avait rallié Jean-Luc Mélenchon trois jours avant le 1er tour de la présidentielle.

En difficulté dans son propre camp en mairie du 1 er (NDLR : six élus du 1er ont quitté les rangs du Gram en mars dernier), NPG entend pourtant rassembler les courants politiques de gauche : « La porte est ouverte sur des valeurs partagées mais nous ne voulons plus de tambouilles et nous refuserons un cartel des partis. »

Après le retour de Gérard Collomb à Lyon, qui vise la mairie en 2020, les candidatures à droite d’Étienne Blanc (Les Républicains) et Pascal Blache (divers droite), maire du 6e, c’est le premier mouvement de gauche à se lancer dans la campagne municipale en 2020. L’appel du « Lyon en commun », qui incarne une gauche solidaire, écologiste et démocratique, a eu lieu ce lundi matin au Club de la presse.

Un casting soigné en présence d’Elliott Aubin (FI, 5e adjoint du 1er à la Vie associative, Insertion, Sûreté, Tranquillité, Politique de la ville), Benoît Schneckenburger, candidat lyonnais aux élections européennes avec Europe Insoumise et Alexandre Chevalier, président du Gram.

Et une conférence de presse qui précède le conseil municipal à 15 heures : « On ne voulait pas laisser passer le retour du Seigneur en son royaume ! », a lâché caustique NPG. « Cela fait un moment que l’on travaille sur cet appel. Nous y allons avec une grande détermination et l’espoir de remporter cette ville en 2020. La première assemblée aura lieu courant janvier 2019, puis nous allons élaborer notre programme durant neuf mois à travers une série d’auditions. »

Arpenter les quartiers, proposer des mesures fortes telles que la gratuité des transports en commun, des activités et de la cantine à l’école publique, l’ouverture des maisons de répit pour les migrants, “Lyon en commun” entend jouer la proximité avec les Lyonnais sur la base d’un travail de fond, d’écoute, de participation et de consultation sur les grands projets. Autant d’enjeux forts que présentera ce mouvement sur des listes dans toutes les communes de la Métropole et ses quatorze circonscriptions.

Pour “Lyon en commun”, nul doute, l’adversaire c’est Gérard Collomb dont ils vilipendent la politique. « Un patrimoine municipal bradé, des simulacres de concertations avec les citoyens, un clientélisme électoral installé, une réduction drastique de nombreux services, une explosion des tarifs pour les usagers, un centre-ville et des loyers qui excluent les plus modestes… »

Article publié par Nadine MICHOLIN, sur le Journal Le Progrès  – édition Lyon Villeurbanne du 20/11/2018

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